Neurosciences, Coaching ET Corps

Hello hello !!!

ça fait un bail ! eh oui, hum hum, je ne vais pas m’étendre sur le sujet ! rires

J’ai le plaisir de partager avec vous mon article rédigé pour la 2è Newsletter de Augere France en Novembre 2013. Nhésitez pas à partager vos réactions en commentaires !

Bonne lecture ! 

 

Séquence Inspiration : Coaching, Neurosciences… et la place du corps dans tout ça ?

Pour ceux d’entre nous qui ont eu la chance d’assister à la soirée animée par Ann Betz « Coaching & Neurosciences », cet événement aura peut-être marqué un tournant grâce aux nouveaux éclairages apportés sur le métier de coach et également sur nous-mêmes en tant qu’êtres humains.

Le travail d’Ann met bien en avant l’importance de la neuroplasticité et souligne comment le coaching peut la favoriser. Nous la remercions d’avoir accepté que nous partagions quelques éléments clés de sa présentation, et nous nous inspirons de ses recherches dans une réflexion que nous menons à d’autres niveaux et dont vous allez découvrir le premier volet dans ce qui suit. Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin, consultez le document de support écrit par Ann avec CTI « Coaching et cerveau : les recherches sur les neurosciences vont dans le sens de l’efficacité du modèle Co-Actif »   ainsi que son article « mes meilleurs arguments pour le coaching, en lien avec les neurosciences » ; retrouvez ces éléments sur notre site.

Dans son travail, Ann a mis en exergue les 5 clés qui favorisent la neuroplasticité -la capacité qu’a notre cerveau à évoluer- et qui sont :

1 : Exercice (aérobic,…)

2 : Nutrition (importance des Omega 3)

3 : Sommeil

4 : Nouveauté

5 : Concentration / Attention

Si l’on considère un individu comme un système à part entière, force est de constater que ces leviers constituent eux-mêmes un système intrinsèque optimisant les ressources et la performance de chacun et aux différents niveaux, Corps & Conscience.

De quel potentiel disposons-nous alors véritablement si nous honorons ces 5 facteurs clés pleinement ? Quel impact sur notre performance ? En tant que personne et en tant que coach … vaste sujet sur lequel nous vous invitons à partager le fruit de vos réflexions sur notre page facebook ou notre groupe LinkedIn ou Viadeo, dont vous pouvez retrouver les accès dans cette newsletter.

Chez Augere, le fait que les 3 premiers leviers de la neuroplasticité soient liés à la santé physique ne nous a pas laissé indifférents. Notre profession de coach n’ignore pas le corps, et le focus de notre newsletter est volontairement plus axé sur neuroplasticité et corps, avec le regard d’Evelyne Lachat, contributrice à cette newsletter, coach formatrice, pratiquante et enseignante de Hatha Yoga, qui nous parle de ses apprentissages et partage avec nous quelques « tuyaux ». Elle nous livre les propos suivants :

« Dans ma démarche d’amélioration constante et au service de ma pratique de coach et d’enseignante de Yoga, je retiens ici 3 axes principaux d’apprentissage par rapport au travail du corps :

1/Prendre conscience de son corps

Dans notre société, le mental et l’intellect jouissent d’une forme de suprématie car nous sommes, généralement, avant tout des esprits formés à penser.

Génial ! et en même temps, si cela peut exister sans être au détriment du corps qui contribue pleinement à ces facultés, encore mieux ! Alors, pourquoi rester divisé ?

Si l’on en croît le travail d’Ann, la bonne santé du cerveau dépend beaucoup de la prise en compte des besoins naturels du corps et c’est cette prise en compte qui favorise le fait de pouvoir être au mieux de toutes nos capacités et d’optimiser notre performance.

Par mon expérience, cela me paraît aujourd’hui évident mais en réalité j’accueille régulièrement dans mes cours et coachings des personnes « déconnectées » de leur corps et de leur ressenti. Au pire, le corps est douleur et vécu comme un fardeau, au mieux comme une machine qui doit se plier aux exigences… il est rarement vécu comme un corps conscient, une ressource et un allié. D’ailleurs, vous le vivez peut-être aussi dans vos coachings ? oui, les clients peu incarnés dans leurs corps et qui « restent dans la tête ».

Le corps, lui, ne ment pas. Apprendre à lâcher prise sur le mental et à se relier à son corps par la conscience et le ressenti me semble donc être la première étape sur la voie du développement de la neuroplasticité.

Et en cadeau, je partage avec vous l’enregistrement d’une pratique très simple de rotation de la conscience dans tout le corps que j’utilise chaque matin au saut du lit en introduction à ma méditation matinale :

http://mypulsations.com/bien-etre/hatha-yoga/

 

2/Entretenir son corps

Le corps est un système fabuleux et complexe, et, sans rentrer dans trop de détails anatomiques qui ne sont pas le propos ici, le fait d’avoir une activité physique régulière va réguler et améliorer le fonctionnement de toutes les fonctions vitales, nourrir les cellules, favoriser l’élimination des toxines et améliorer l’état de santé global de l’individu, physique et mental. Et parmi ces cellules que l’exercice va permettre de nourrir par l’apport d’oxygène et de nutriments, il y a celles qui constituent la matière de notre cerveau bien sûr. C’est comme une mise en bonne condition.

Comment entretenir le corps : 30 minutes d’exercice par jour, aspect cardio par la pratique de fitness, de danse (je recommande la Samba), d’aérobic etc..  et ici, c’est la régularité qui compte le plus.

Une pratique régulière d’exercice physique est excellente pour la santé et fait circuler sang, souffle, énergie et j’en passe sur les bienfaits à tous les niveaux. D’ailleurs, rien de tel qu’une bonne séance d’activité physique pour se vider la tête, non ? En prime, tout cela peut se faire dans la conscience et l’intention (point de vue Yoga).

 

3/Écouter et prendre soin de son corps

C’est à dire l’accepter tel qu’il est et apprendre à l’écouter et à le nourrir comme il le réclame et le mérite – qu’il s’agisse d’une alimentation saine et variée, de sommeil, d’exercice, d’énergie, de relaxation… et, d’accord, un peu d’excès parfois !

Prenons la métaphore d’une voiture, si le moteur est diesel et que l’on fait le plein de sans-plomb… c’est le drame ! De même, en ayant fait le bon plein cette fois, si l’on roule à 150km à l’heure pendant des heures et non stop… c’est la surchauffe !

C’est la même chose avec le corps.

« Qui veut aller loin ménage sa monture », je pense que cela fait partie d’un processus d’acceptation et de développement de soi. Cela nous amène à repenser notre rapport à notre propre corps et par extension, à notre rapport à nous-mêmes.

Le corps a une sagesse, et le fait de se relier de plus en plus à ses sensations et à son ressenti (organes de perception physiques et subtiles) ouvre plus la porte d’accès à la dimension Coeur et à l’Intuition. J’ai d’ailleurs appris à la soirée avec Ann Betz qu’il y a des neurones au niveau du coeur et de l’abdomen et j’ai trouvé cela épatant quand on sait que les médecines traditionnelles indiennes et chinoises considèrent le système digestif comme le 2è cerveau !

Ce que j’observe dans les cours c’est que nos modes de vie actuels nous ont éloigné de besoins absolument vitaux et de nouveaux troubles ont ainsi fait leur apparition (troubles musculo-squelettiques, burnouts). Face à des périodes d’activité il est important de récupérer et de trouver un bon équilibre entre ces 2 aspects de nos vies, on retrouve ici une polarité : activité/inactivité. Et surtout, faire de la place au mouvement !

Le processus que je décris ici, je l’ai moi-même expérimenté : quand j’ai démarré la pratique du Yoga en 2003, je n’avais pas eu d’activité sportive vraiment régulière depuis une quinzaine d’années suite à une blessure mal soignée et je travaillais sous beaucoup de pression ; les conséquences étaient là : maux de dos, prise de poids, état général moyen et stress. Le Hatha Yoga a été une révélation et m’a extirpée de cet engrenage en m’apprenant à accepter et à aimer mon corps tel qu’il est, avec ses forces et ses blessures, avec ses possibilités et ses limitations. Ce fut une vraie réconciliation. Et j’en ressens le bénéfice à des niveaux au-delà d’un simple bien-être corporel.

Maintenant, si cela vous tente, à vous de trouver la pratique qui vous conviendra et rendra service à votre neuroplasticité au passage !

Pour finir, une invitation à réfléchir… et à ressentir !

Quelle est vraiment la place de votre corps dans votre vie ?

Quelle est vraiment sa place dans votre coaching ?

Qu’est-ce qui change si vous l’intégrez pleinement à ces 2 niveaux ?